Extrait de l'intervention du Ministre Philippe Couillard à l'Assemblée nationale
 le 9 décembre 2005, lors de l'adoption de la loi sur les médicaments (loi 130).

 M. Couillard: «Alors, merci, M. le Président, de nous avoir guidés dans ce dédale procédural, nous vous en sommes reconnaissants, avec l'aide bien sûr du personnel de l'Assemblée.

Je suis bien sûr honoré et heureux de faire l'intervention pour l'adoption du projet de loi n° 130 concernant l'assurance médicaments. Je voudrais commencer par commenter brièvement les amendements que nous avons introduits de consentement avec notre collègue le député de Borduas et l'opposition officielle. En fin de travaux, nous avons eu des représentations de certaines associations de retraités qui s'inquiétaient de l'impact financier sur eux d'avoir à opter pour un régime privé à des coûts très élevés sans qu'ils n'aient vraiment été mis au courant de la possibilité ou de l'obligation de revenir au régime public.

Alors, pour faire suite à ces représentations, nous avons donc proposé l'article 44.1 qui vise à ne pas pénaliser les gens qui auront fait ce choix à la date d'entrée en fonction ou de sanction du projet de loi.
L'article est rédigé également de façon générale, de façon à ce que, si d'autres associations se trouvaient dans le même cas, elles puissent également en profiter.
Mais nous tenons cependant, M. le Président, à réitérer le caractère fondamental du système d'assurance médicaments du Québec, qui est le fait que le régime public est un régime supplétif, que le premier choix est toujours le régime privé collectif lorsqu'il est disponible et que c'est seulement dans les circonstances où ce régime n'est pas disponible que le citoyen ou la citoyenne devient un prestataire du régime d'assurance médicaments public.»