À 14 heures, le 2 février, l’ADR explique à la commission
parlementaire sur les finances publiques, comment il est possible d’accorder aux retraités et futurs retraités
la pleine indexation de leurs rentes de retraite.
L’ADR est une association de retraités qui a pris soin d’analyser de façon méthodique le Rapport du
comité de travail sur l’évaluation des coûts de l’indexation des régimes de retraite (CTÉCIRR) en relation
avec les
évaluations actuarielles de 2002 et 2005, et, avec les différents rapports annuels de la CARRA qui lui ont servi de référence.
L’ADR souligne que ce comité gouvernemental a :
- sous-évalué les taux de rendements qu’obtiendra la CARRA au cours des prochaines années, ce qui a eu pour
effet de surestimer les coûts de la pleine indexation;
- sous-estimé les taux futurs d’inflation, ce qui entraine quatre conséquences :
- • la surévaluation des coûts de la pleine indexation,
- • la sous-estimation des pertes futures qu’encourront les retraités,
- • la majoration excessive des futurs taux de cotisation des employés actifs,
- • la sous-estimation du taux des pertes du pouvoir d’achat des retraités et futurs retraités;
- présenté les coûts de l’indexation sous forme de taux de cotisation pour les employés actifs.
Ce choix a pour effet de laisser croire que ce seraient les actifs qui financeraient la pleine indexation des
rentes des retraités, ce qui est faux;
- présenté les coûts du gouvernement en terme de milliards de dollars sans préciser que ces coûts doivent
être étalés sur 60 ans.1
Lorsque le CTÉCIRR présente globalement les coûts de la pleine indexation, cela peut laisser croire
que ce sont les retraités qui seraient les grands responsables de la hausse des taux de cotisation.
Le CTÉCIRR aurait dû mettre en évidence que c’est le financement de l’indexation des rentes des futurs
retraités qui en est le grand responsable.
Le débat dans les rangs des actifs est mal engagé parce que :
- les actifs ont l’impression qu’ils devraient payer pour les retraités alors qu’il s’agit
plutôt de rembourser aux retraités la part des surplus de 4 G$ de l’an 2000 qu’ils leur ont empruntée pour
baisser leur taux de cotisation durant plus de 5 ans.
- si la hausse des cotisations projetée est importante, c’est qu’elle concerne la part des coûts
que les actifs investiront pour leur propre avenir. Si les actifs ne corrigent pas la formule d’indexation pour les
années cotisées depuis 1982, ils seront les plus grands perdants.
La réalité est que
les retraités ont le droit d’obtenir :
- le remboursement de la part des surplus qu’ils possédaient à la CARRA en 2000 pour financer leur
part de la pleine indexation,
- la réinscription, dans les obligations du gouvernement, de la part de leur fonds de retraite que celui-ci a utilisée pour réduire ses écritures
de cotisation entre 2000 et 2005.
Rodrigue Dubé,
Président de l’ADR